MISSION AU CHACHEMIRE-PAKISTANT (suite 2008)

Visite du Président du Cachemire à Bruxelles (26 juin 2008)


Déjeuner du jeudi 26 juin 2008 de 12 à 14 heures avec le Président du Cachemire au Parlement bruxellois, liste des personnes qui seront présentes :



Brèves (La Libre Belgique)
Mis en ligne le 27/05/2008

  La Région bruxelloise aide le Cachemire

le lundi 12 mai, la capitale du Cachemire pakistanais, Muzaffarabad, accueillait un workshop sur la réhabilitation de cette région, dévastée par un tremblement de terre le 8 octobre 2005, et le recyclage des débris. Ce workshop s'est tenu sous l'égide d'un partenariat entre les autorités publiques belges et bruxelloises et le secteur privé belge de la construction.

L'objectif de ce workshop ? Faire le point sur l'état d'avancement de la reconstruction du Cachemire et donner le coup d'envoi d'une opération visant à recycler les millions de tonnes de débris de constructions causés par le séisme de 2005.

L'idée de ce projet a été portée par les députés bruxellois André du Bus (CDH) et Danielle Caron (CDH), à la suite d'une première mission parlementaire bruxelloise en novembre 2005 sur les lieux du tremblement de terre.

Concrètement, les autorités fédérales belges ont financé une broyeuse (405000 €), les autorités régionales bruxelloises ont pris en charge le financement d'un système d'affinage et de tris (50000 €) et la Confédération construction, le CSTC et IzG ont mis à disposition des experts.

Grâce à la technologie mise en place, ce sont quelque 80 tonnes/heure qui sont broyées par une broyeuse qui mettra huit mois à transformer les débris actuels. Il faudra encore trois ans pour transformer l'ensemble des débris issus de la démolition future d'autres bâtiments en mauvais état.

Le centre de recyclage a été inauguré le 14 mai. Une convention belgo-pakistanaise portant sur les conditions d'utilisation de la broyeuse a également été signée.

http://www.lalibre.be/index.php?view=article&art_id=423919


16-05-2008 Bruxelles

La première mission parlementaire et humanitaire s'est déroulée en novembre 2005, juste un mois après le terrible tremblement de terre du 8 octobre 2005, qui a fait près de 100.000 morts et 1,8 millions d'habitants sans abri. Depuis lors, plusieurs actions concrètes ont été menées avec succès, grâce à l'aide de toute l'équipe des journalistes et députés qui m'avaient accompagnée lors de la première opération. Ce samedi 10 mai, j'ai décidé de repartir avec ceux qui avaient été le plus impliqués dans la cause du Cachemire pour voir les suites d'un de ces projets : 3 ingénieurs belges dont M. Vincke qui a déjà fait 5 fois le voyage, mon collègue au Parlement bruxellois, M. du Bus et un journaliste au Soir, M. Lallemand.

Ci-après, déjà un premier article :

Une technologie belge au secours des victimes de séismes

Combien de temps faut-il pour se relever d’un séisme de 7,8 sur l’échelle de Richter ? Victime en octobre 2005 d’un drame dont l’intensité était la même que celle qui frappe aujourd’hui le peuple chinois, le Cachemire pakistanais (AJK) regarde aujourd’hui à l’horizon 2011 ou 2013. Le Premier ministre de l’AJK nous confie même redouter l’achèvement de la reconstruction dans « 6, 7, 8 voire dix ans. Les difficultés surgissent en avançant, les prévisions sont toujours inexactes ».

A Muzaffarabad, capitale de l’AJK et cœur du drame, 2.000 familles vivent toujours sous tente, l’hôpital central demeure en reconstruction, et selon les statistiques de subsidiation, seuls 41 % des maisons détruites ont atteint le stade final de la toiture. Parmi les impératifs : une reconstruction propre, qui résiste aux secousses ultérieures et n’hypothèque pas le tourisme, l’une des rares planches de salut de la région.

Hasard du calendrier, la Belgique a prouvé ce mercredi qu’elle pouvait apporter sa brique à l’édifice. Ou plutôt… son bloc : l’ambassadeur de Belgique au Pakistan a remis aux autorités locales les clés d’un site de broyage et reconditionnement des gravats implanté au cœur de Muzaffarabad, et capable de transformer 80 tonnes de débris à l’heure – l’équivalent de deux maisons pakistanaises – en granulats. Ce site est le résultat de trente mois de tractations. Une petite idée lancée dès 2005 par une délégation de députés bruxellois, saisie au bond par la Confédération de la construction et financée par la Coopération au développement ainsi que la région bruxelloise.

L’idée semble simple : amener sur place une broyeuse mobile à mâchoires, la loger dans un site d’enfouissement où sont organisés le tri et le tamisage des sous-produits, enfin doter ce site d’un mixeur à béton et d’un moule rudimentaire pour produire des blocs de qualité. En pratique, c’est un casse-tête. Le Centre scientifique et technique de la construction (CSTC) a dû trouver le moyen faire venir de Southampton jusqu’aux contreforts de l’Himalaya une technologie inconnue au Pakistan – à l’été 2007, l’énorme broyeuse s’est renversée lors de la traversée du Pendjab. Surtout, point délicat, il a fallu s’assurer que cette technologie était valide au Cachemire. Et qu’une main-d’œuvre appropriée pouvait être formée

« Ne venez pas avec une montre nous donner l’heure !, avaient insisté les Pakistanais auprès de Johan Vincke, directeur de recherche du CSTC. Donnez-nous juste quelques rouages essentiels. » Bref, une technologie innovante. Les premiers blocs belges ont été testés avec succès : c’est du béton.

ALAIN LALLEMAND, mercredi 14 mai 2008, 22:33, Muzaffarabad, de notre envoyé spécial

16-05-2008, 11:07:24 Danielle CARON


RÉCITS (2005)
Muzaffarabad, dimanche midi

C’est d’abord l’humidité et les routes bordées de tas de pierres qui déboulent en permanence sur la route, une route chargée de camions ''Bedford'' chamarrés aux couleurs locales. Avant d’arriver en ville, quelques camps ça et là en contrebas de la route laissent entendre que ''quelque chos'' s’est passé. Et puis l’un ou l’autre mur effondré, parfois une toiture mais, jusque là, rien n’annonce vraiment l’ampleur de la catastrophe. Il faut être en ville, au cœur de la ville pour s’en rendre compte. De toutes parts, des maisons éventrées, des amas de bétons, et puis le moindre espace dégagé est réaffecté en aire de campement. Le parc public qui surplombe la ville est transformé en immense ''camping''. Des tentes de toutes sortes, de toutes formes, des assemblages faits du moindre morceau de tissu glané sans doute au milieu des décombres. Et puis des enfants nus pieds, par centaines, des femmes porteuses de bidons d’eau, d’autres occupées à rallumer un feu de fortune, parfois de la fumée s’échappe d’une tente. En contre d’un muret, l’école. En fait une immense tente dont les classes sont cloisonnées par de grands draps blancs. Partout de l’humidité, de la boue et des conditions de vie collective particulièrement éprouvantes. Mais aussi le sourire des enfants, leurs grands yeux ouverts, leurs regards interrogateurs. Une résignation collective mais relativement sereine. Ah oui, on allait oublier, la plupart des tentes sont des tentes d’été. Et la neige est annoncée pour aujourd’hui, à 25 km de Muzaffarabad.
La suite à notre prochaine étape.

L’équipe des parlementaires bruxellois.
Lundi 28 novembre 2005

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