MISSION AU CHACHEMIRE-PAKISTANT (suite 2008)
Visite du Président du Cachemire à Bruxelles (26 juin 2008)
- Communiqué de presse
- Speech of 26 June 2008 - Reception of the President of the Cashmere
- Accueil du Président du Cachemire - Discours du 26 juin 2008
- Photos des cérémonies >
Déjeuner du jeudi 26 juin 2008 de 12 à 14 heures avec le Président du Cachemire au Parlement bruxellois, liste des personnes qui seront présentes :
- Monsieur ZULQARNAIN KHAN, Président du Cachemire
- Madame Madame Fakhria ZULQAENAIN, l’épouse du Président du Cachemire
- M. ZAMAN KAIRA, Ministre du Pakistan, chargé plus particulièrement des Affaires du Cachemire
- Mohamed AZZOUZI , Vice-Président du Parlement bruxellois - Député
- Monsieur André du BUS de WARNAFFE, Député
- Madame Véronique JAMOULLE , Députée
- Monsieur Bernard IDE, Député honoraire
- Monsieur Z.U. KHAN, conseiller au Président du Cachemire
- Madame Z.U. KHAN, son épouse
- Monsieur MUHAMMAD KAUKAB, secrétaire militaire du Président du Cachemire
- Monsieur SHEKH TAJAMAL, Directeur du Kashmir Media Cel d'Islamabad
- Monsieur Ali Raza SYED, Président du Cachemire Centre belge à Bruxelles
- Monsieur ABDUL MAJID TRAMBOO, Directeur du Cachemire Centre à Bruxelles
- Madame Dominique DESPRECHINS
- L’interprète
- Madame Danielle CARON, Députée
Brèves (La Libre Belgique)
Mis en ligne le 27/05/2008
La Région bruxelloise aide le Cachemire
le lundi 12 mai, la capitale du Cachemire pakistanais, Muzaffarabad, accueillait un workshop sur la réhabilitation de cette région, dévastée par un tremblement de terre le 8 octobre 2005, et le recyclage des débris. Ce workshop s'est tenu sous l'égide d'un partenariat entre les autorités publiques belges et bruxelloises et le secteur privé belge de la construction.
L'objectif de ce workshop ? Faire le point sur l'état d'avancement de la reconstruction du Cachemire et donner le coup d'envoi d'une opération visant à recycler les millions de tonnes de débris de constructions causés par le séisme de 2005.
L'idée de ce projet a été portée par les députés bruxellois André du Bus (CDH) et Danielle Caron (CDH), à la suite d'une première mission parlementaire bruxelloise en novembre 2005 sur les lieux du tremblement de terre.
Concrètement, les autorités fédérales belges ont financé une broyeuse (405000 €), les autorités régionales bruxelloises ont pris en charge le financement d'un système d'affinage et de tris (50000 €) et la Confédération construction, le CSTC et IzG ont mis à disposition des experts.
Grâce à la technologie mise en place, ce sont quelque 80 tonnes/heure qui sont broyées par une broyeuse qui mettra huit mois à transformer les débris actuels. Il faudra encore trois ans pour transformer l'ensemble des débris issus de la démolition future d'autres bâtiments en mauvais état.
Le centre de recyclage a été inauguré le 14 mai. Une convention belgo-pakistanaise portant sur les conditions d'utilisation de la broyeuse a également été signée.
http://www.lalibre.be/index.php?view=article&art_id=423919
16-05-2008 Bruxelles
La première mission parlementaire et humanitaire s'est déroulée en novembre 2005, juste un mois après le terrible tremblement de terre du 8 octobre 2005, qui a fait près de 100.000 morts et 1,8 millions d'habitants sans abri. Depuis lors, plusieurs actions concrètes ont été menées avec succès, grâce à l'aide de toute l'équipe des journalistes et députés qui m'avaient accompagnée lors de la première opération. Ce samedi 10 mai, j'ai décidé de repartir avec ceux qui avaient été le plus impliqués dans la cause du Cachemire pour voir les suites d'un de ces projets : 3 ingénieurs belges dont M. Vincke qui a déjà fait 5 fois le voyage, mon collègue au Parlement bruxellois, M. du Bus et un journaliste au Soir, M. Lallemand.
Ci-après, déjà un premier article :
Une technologie belge au secours des victimes de séismes
Combien de temps faut-il pour se relever d’un séisme de 7,8 sur l’échelle de Richter ? Victime en octobre 2005 d’un drame dont l’intensité était la même que celle qui frappe aujourd’hui le peuple chinois, le Cachemire pakistanais (AJK) regarde aujourd’hui à l’horizon 2011 ou 2013. Le Premier ministre de l’AJK nous confie même redouter l’achèvement de la reconstruction dans « 6, 7, 8 voire dix ans. Les difficultés surgissent en avançant, les prévisions sont toujours inexactes ».
A Muzaffarabad, capitale de l’AJK et cœur du drame, 2.000 familles vivent toujours sous tente, l’hôpital central demeure en reconstruction, et selon les statistiques de subsidiation, seuls 41 % des maisons détruites ont atteint le stade final de la toiture. Parmi les impératifs : une reconstruction propre, qui résiste aux secousses ultérieures et n’hypothèque pas le tourisme, l’une des rares planches de salut de la région.
Hasard du calendrier, la Belgique a prouvé ce mercredi qu’elle pouvait apporter sa brique à l’édifice. Ou plutôt… son bloc : l’ambassadeur de Belgique au Pakistan a remis aux autorités locales les clés d’un site de broyage et reconditionnement des gravats implanté au cœur de Muzaffarabad, et capable de transformer 80 tonnes de débris à l’heure – l’équivalent de deux maisons pakistanaises – en granulats. Ce site est le résultat de trente mois de tractations. Une petite idée lancée dès 2005 par une délégation de députés bruxellois, saisie au bond par la Confédération de la construction et financée par la Coopération au développement ainsi que la région bruxelloise.
L’idée semble simple : amener sur place une broyeuse mobile à mâchoires, la loger dans un site d’enfouissement où sont organisés le tri et le tamisage des sous-produits, enfin doter ce site d’un mixeur à béton et d’un moule rudimentaire pour produire des blocs de qualité. En pratique, c’est un casse-tête. Le Centre scientifique et technique de la construction (CSTC) a dû trouver le moyen faire venir de Southampton jusqu’aux contreforts de l’Himalaya une technologie inconnue au Pakistan – à l’été 2007, l’énorme broyeuse s’est renversée lors de la traversée du Pendjab. Surtout, point délicat, il a fallu s’assurer que cette technologie était valide au Cachemire. Et qu’une main-d’œuvre appropriée pouvait être formée
« Ne venez pas avec une montre nous donner l’heure !, avaient insisté les Pakistanais auprès de Johan Vincke, directeur de recherche du CSTC. Donnez-nous juste quelques rouages essentiels. » Bref, une technologie innovante. Les premiers blocs belges ont été testés avec succès : c’est du béton.
ALAIN LALLEMAND, mercredi 14 mai 2008, 22:33, Muzaffarabad, de notre envoyé spécial
16-05-2008, 11:07:24 Danielle CARON
RÉCITS (2005)
Muzaffarabad, dimanche midi
C’est d’abord l’humidité et
les routes bordées de tas de
pierres qui déboulent en permanence
sur la route, une route chargée
de camions ''Bedford'' chamarrés
aux couleurs locales. Avant d’arriver
en ville, quelques camps ça
et là en contrebas de la route
laissent entendre que ''quelque chos''
s’est passé. Et puis l’un
ou l’autre mur effondré,
parfois une toiture mais, jusque là,
rien n’annonce vraiment l’ampleur
de la catastrophe. Il faut être
en ville, au cœur de la ville
pour s’en rendre compte. De toutes
parts, des maisons éventrées,
des amas de bétons, et puis
le moindre espace dégagé est
réaffecté en aire de
campement. Le parc public qui surplombe
la ville est transformé en immense
''camping''. Des tentes de toutes sortes,
de toutes formes, des assemblages faits
du moindre morceau de tissu glané sans
doute au milieu des décombres.
Et puis des enfants nus pieds, par
centaines, des femmes porteuses de
bidons d’eau, d’autres
occupées à rallumer un
feu de fortune, parfois de la fumée
s’échappe d’une
tente. En contre d’un muret,
l’école. En fait une immense
tente dont les classes sont cloisonnées
par de grands draps blancs. Partout
de l’humidité, de la boue
et des conditions de vie collective
particulièrement éprouvantes.
Mais aussi le sourire des enfants,
leurs grands yeux ouverts, leurs regards
interrogateurs. Une résignation
collective mais relativement sereine.
Ah oui, on allait oublier, la plupart
des tentes sont des tentes d’été.
Et la neige est annoncée pour
aujourd’hui, à 25 km de
Muzaffarabad.
La suite à notre prochaine étape.
L’équipe des parlementaires
bruxellois.
Lundi 28 novembre 2005
PHOTOS
- Photos de Pierre-Yves Thienpont, cameraman (Le Soir) 27-12-2005 >>>
- Reportage d'Olivier Pirard, photographe (La Dernière Heure) 03-12-2005 >>> http://www.asappictures.be/partage/partage/staff/opi/CachemireWeb/
- Photos de Christophe Bortels, journaliste et photographe (La Libre Belgique) >>>
- Reportage (Diaporama - 143 diapositives) >>>
- Retour : aéroport d'Islamabad - 30 novembre 2005 (photo Bernard Ide) >>>
- Photos de Betty Cleeren (RTBF) >>>